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TENNIS – Emma Raducanu remporte l’US Open : un nouveau feu de paille en WTA ? (NON)

18 ans encore pour quelques semaines mais déjà un Grand Chelem dans l’escarcelle. Alors qu’elle n’était encore que 366ème joueuse mondiale en juin, Emma Raducanu a roulé sur l’US Open 2021 ! Trois tours de qualifications passés sans encombre puis sept rencontres menées de main de maître dans le tableau final. Résultat : 23ème au classement WTA lundi (150ème en début de quinzaine), un titre, pas un seul set perdu dans le tournoi, une CRACK !


Alors que beaucoup s’extasient sur les perf XXL de la Britannique, d’autres vont jouer les rabat-joies pour nous parler de feu de paille. Une finale de Grand Chelem entre la 73e joueuse mondiale, Leylah Fernandez, et la 150ème, Emma Raducanu, ça n’a rien de hypant normalement et ça peut même être inquiétant pour certains. Chez les hommes, personne n’aurait envie de mater un Popyrin-Hoang en ultime combat d’un Majeur. Même si voir un français à ce stade ferait plaisir…

Et pourtant ! Quel match et quels parcours pour ces deux joueuses nées en 2002 (?!). La Canadienne a sorti trois Top 5 : Osaka (3) en seizièmes, Svitolina (5) en quarts, Sabalenka (2) en demies. De l’autre côté, la lauréate s’est permise de taper Bencic (tête de série 11), championne olympique, Sakkari (tête de série 17) et d’autres beaux noms. Le tout sans perdre une seule petite manche et en ne concédant en moyenne que 2,5 jeux par set (qualifs comprises). La mania avait commencé après son huitième à Wimbledon pour sa première participation en Grand Chelem et ne va pas s’arrêter de sitôt après ce trophée soulevé à Flushing Meadows. Dans ces deux semaines, Raducanu a fait tomber BEAUCOUP de records, trop pour tous les citer. Pour la faire courte, elle devient la première joueuse issue des qualifications à remporter un Grand Chelem, la joueuse ayant le plus de matchs pour ses deux premières participations en Majeurs, etc.

Cependant, les doutes que quelques aigris peuvent avoir ont des fondements plus que cohérents. Sur l’année et les cinq grands tournois disputés (Grand Chelem et Jeux Olympiques), le circuit féminin a connu dix finalistes différentes, le summum de la surprise pour cet US Open avec deux non-têtes de série à cet échelon. Plus parlant encore, sur les dix dernières saisons, soit 39 Grand Chelem, 20 joueuses ont remporté le Graal… dont dix qui n’ont pas réussi à répéter l’exploit (dans ces dix : Krejcikova, Swiatek, Raducanu ou encore Andreescu peuvent faire mentir la stat par exemple). Seule Serena Williams fait office d’OVNI sur la planète WTA avec dix titres. Nous sommes donc en droit de nous demander si Raducanu est un « feu de paille » à la Stephens ou Ostapenko, qui ont du mal à confirmer régulièrement au haut niveau depuis leurs sacres surprises. Chez les hommes, peu de joueurs ont glané les trophées et la constance des monstres que sont Nadal, Federer et Djokovic dénote avec le renouvellement fréquent de leurs homonymes féminins. 

Emma n’a pas l’air faite comme les autres. Il est possible de se tromper mais sa sérénité en toute circonstance est impressionnante. Son jeu est solide et n’a pas le côté si aléatoire que peut avoir celui d’Ostapenko par exemple. Son jeu de jambes rodé et sa vitesse dans les changements de directions ne sont pas liés au hasard. L’alliage de la puissance, du mental, des déplacements fait d’elle une joueuse qui peut devenir une patronne du circuit. Et pour Leylah, notre autre finaliste, quel mental ! Cinq tie-breaks remportés sur cinq, et pas contre n’importe qui, un campement établi sur la ligne de fond avec une créativité à ne pas piquer des hannetons ! Les têtes sont bien faites et les styles bien léchés, elles ont tout pour être des figures de proue du tennis féminin pour de belles années et elles ne sont pas seules tant les jeunes du circuit ont déjà montré des choses intéressantes ! Swiatek est la patronne de la terre battue, Andreescu, Barty ou Osaka (si l’envie reprend) ne sont qu’en début de carrière, Krejcikova n’a que 25 piges et Sabalenka n’a pas encore brandi de Grand Chelem mais souffle à peine sa 23ème bougie. Sans parler de Coco Gauff…

Peut-être que la WTA est moins certaine que l’ATP, n’en déplaise aux parieurs, mais on a peut-être aussi assisté à l’avènement de grandes championnes sur cet US Open totalement fou !

L'auteur : Thomas Rodriguez

Thomas Rodriguez, étudiant en e-sport et gaming, rédacteur chef de sportime.fr, très talentueux et surtout humble !

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