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RUGBY – Yoann Huget salue une dernière fois le rugby : aux grands hommes la patrie reconnaissante

Clap de fin pour le Toulousain volant. Yoann Huget, l’ailier aux bouclettes chatoyantes se retirera des terrains à la fin de la saison. Triste fin pour l’Ariégois qui s’en va le sac plein et les jambes trop lourdes pour jouer une saison supplémentaire avec le Stade.


 

L’information traînait depuis maintenant plusieurs semaines. Handicapé par une vilaine blessure au tendon d’Achille depuis deux saisons, le camarade Huget était la cible de questions trop récurrentes à son goût. « Tu vas faire quoi maintenant ? Tu vas jouer où ? Ton coiffeur est parti en exil ? ». Bref, depuis le début de saison, en septembre, beaucoup se demandaient si l’avion de chasse toulousain allait changer d’air ou raccrocher les crampons. Dans une interview donnée au Canal Rugby Club, Yoann Huget a planté la deuxième issue. Il finira sur une der’, l’année de ses 34 ans, mettant un terme à « une carrière dure mais belle », se confie-t-il à la chaîne cryptée. La charge physique et mentale auront eu raison de l’une des figures du rugby français. Souvent la cible préférée de la Boucherie Ovalie, l’ailier a tout de même fait une bonne petite carrière dans notre magnifique et sacro-saint championnat de France.

Débuts timides et crane chauve à Toulouse dès la saison 2005-06, le petit Yoann n’a que 19 ans mais hélas, n’est pas dans les plans de Guy Novès, coach du grand Toulouse des années 2000. Après trois années passées sur les bords de la Garonne pour seulement 6 matches joués, Huget rejoint Agen à l’été 2008. En Pro D2, le talent du garçon explose, concrétisé par sa meilleure saison en termes d’essais marqués (14). Une autre saison dans le Lot-et-Garonne puis s’en va. Bayonne signe le jeune prodige français, encore pour deux ans, et avec 16 essais en 33 rencontres. Mais Toulouse a toujours eu une place à part dans le coeur de notre client. Arrivé à maturité comme un bon ailier, Huget retrouve la maison à l’été 2012, pour ne plus jamais la quitter. 6 saisons au plus haut niveau, la découverte du XV de France, des phases finales, dans un effectif calibre 5 étoiles. La vie est belle dans la ville rose. Seul hic, après 5 années en rouge et noir, Yoann Huget n’a toujours pas goûté à une finale, ni au bouclier de Brennus. Une anomalie pour celui qui est arrivé entre les bouteilles de champagne du titre toulousain de 2012. De barrages en demi-finales et vice-versa, le Stade bute sur Castres, le Racing, Toulon, Clermont… jusqu’à la saison 2018-19. La clique d’Ugo Mola roule sur la saison régulière, et maîtrise La Rochelle en demi-finale. L’été 2019 est bien là et l’ami Huget goûte enfin à une finale de Top 14, contre Clermont. Le natif de Pamiers, dans l’Ariège, n’est enivré que par cet événement depuis ses premières passes, enfant. Et dans une finale fermée, c’est lui qui salue deux fois le public du Stade de France, après avoir planté deux essais. Succès assuré, promesse tenue avec Maxime Médard, qui s’étaient jurés de ramener « le bout de bois » place du Capitole. Trois mois plus tard, première et dernière Coupe du monde pour l’ailier français, qui ne pourra empêcher les Bleus de tomber face au pays de Galles, en quart de finale.

Véritable climax de sa carrière, l’année 2019 aura donné à Yoann Huget ce pour quoi il a commencé le rugby à Pamiers. 62 sélections, 225 matches joués en club, 98 essais depuis son premier match en 2005, oui Mister Huget, « ça valait le coup » de jouer au ballon ovale.

L'auteur : Clément Labonne

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