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RUGBY – Le Racing 92 et Toulouse aux portes de la finale de la Coupe d’Europe : alors, finale entre franchouillards ou énième bataille franco-britannique ?

De la Paris La Défense Arena à Sandy Park, il n’y a qu’un pas, celui qui mène à une finale de Coupe d’Europe. Les années passent et presque rien ne change, 2 clubs français affrontent 2 clubs… anglais. Racing – Saracens à gauche, Toulouse – Exeter à droite, séance prono chez Sportime. C’est le moment de bien placer son PEL.

Racing – Saracens

Lorsque vous chercherez la définition d’une équipe en forme sur l’Internet, tous les résultats vous amèneront vers le Racing 92. Vainqueurs de Lyon à Gerland pour l’ouverture du Top 14, les ciel et blanc ont désossé un petit Montpellier une semaine plus tard. Le grand révélateur, c’est l’Europe, clame-t-on parmi les aficionados du ballon ovale. De révélateur, les hommes de Laurent Travers l’auront pulvérisé face à Clermont, au stade Marcel-Michelin. Les Franciliens ont frappé dans tous les points faibles des clermontois durant ce quart de finale. Rucks, mêlée fermée, groupés pénétrants, Clermont n’a jamais été en position de gagner face à un Racing surpuissant, devant. 36-27 score final, en trottinant les 20 dernières minutes, de quoi préparer la venue des Saracens.

Car si la bande à Finn Russell rayonne, elle aura à gravir une deuxième montagne, plus revancharde que jamais. On prédisait l’enfer aux Sarries. Après leur relégation en deuxième division pour avoir contourner les règles du salary cap, le monde du rugby s’attendait à un exode massif des stars du club londonien. Que neni, Owen Farrell, Maro Itoje, les Vunipola brothers… la très grande majorité de l’effectif est resté à bord du navire, et forcément, ça change la donne. Victoire 25-17 face au Leinster, dans son antre de l’Aviva Stadium. Glaçant de réalisme grâce au pied d’Alex Goode, les Sarries prouvent à l’Europe entière que leur place est au sommet européen.

Les deux clubs se connaissent par cœur, ils étaient dans la même poule l’année dernière et se retrouvaient à Lyon pour la finale européenne de 2018, remportée par les Saracens. En 2020, la différence entre ces cadors est infime. Les Sarries ont beaucoup trop de rage pour ne pas sortir par la grande porte de cette Coupe d’Europe… Ca va taper fort, ça va faire mal, mais les londoniens s’imposeront par moins de cinq points.

Exeter – Toulouse

Le Stade toulousain n’est pas en finale, mais c’est tout comme, en apparence. Les rouge et noir sont passés à un cheveu de gagner à 13 face à Clermont en Top 14 et ont maîtrisé La Rochelle une semaine après. Contre l’Ulster peu d’observateurs pariaient sur une victoire nord-irlandaise. Résultat ? Une démonstration de jeu déployé au large (grosse surprise) et un XV toulousain en état d’ivresse collective. Victoire 36-8, avec un Cheslin Kolbe explosif (grosse surprise) et encore décisif avec deux essais, et un Sofiane Guitoune qui se permet de remonter son short en pleine course. Jamais les toulousains n’ont été mis en danger par les Ulstermen, de quoi servir de mise en bouche avant Exeter ?

La troupe d’Ugo Mola n’affrontera pas un géant européen. Face à eux, les Chiefs d’Exeter disputeront la première demi-finale de Coupe d’Europe de leur histoire. En constante progression depuis une dizaine d’années, les hommes de Rob Baxter feront leur première face au quadruple champion d’Europe toulousain. Et oui, arrivé à ce stade de la compétition, on ne joue plus avec les CP/CE1. Contre les Saints de Northampton, Exeter a fait perdre la tête de son adversaire par sa vitesse d’exécution et son jeu d’arrières. Les Chiefs n’ont pas Cheslin Kolbe mais ils ont Jack Nowell. Comme le sud-africain, Nowell est casqué, il court comme une gazelle, et a marqué deux essais en quart. Aux côtés de Stuart Hogg et Henry Slade notamment, Exeter peut faire déjouer n’importe qui. Malgré tout, on ne voit pas comment les anglais pourraient dominer les toulousains, devant. Depuis le début de la saison, Toulouse déploie la puissance de ses avants et se montre ultra performant sur les phases de mêlée fermée et en touche.

Le tout devrait faire la différence. Toulouse ira disputer sa septième finale de Coupe d’Europe, en maîtrisant tranquillement Exeter, novice des grandes joutes continentales. En haute-altitude, l’expérience fait rarement défaut. Victoire rouge et noire de dix points ou plus (vous l’aurez vu ici en premier).

L'auteur : Clément Labonne

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