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Mondiaux d’athlétisme 2019 – Douche froide pour la France, les américains raflent la mise

Un bilan catastrophique des français lors des Mondiaux d’athlétisme de Doha. Seulement deux médailles au compteur. A des années lumières des 29 breloques américaines.


Ça y est, c’est fini ! Dix jours de compétition intense se sont écoulés au Khalifa Stadium. Le Qatar accueillait les 17ème championnats du monde d’athlétisme. Au total, 49 épreuves, dont l’apparition du 4 x 400m mixte, se sont déroulées du 27 Septembre au 06 Octobre. Tous les champions n’auront pu répondre à l’appel. Une hécatombe s’est abattue sur les athlètes à l’approche de la compétition. Certains champions du monde en titre ou champions d’Europe ont dû déclarer forfait avant l’ouverture. Coup dur pour le monde de l’athlétisme qui a déjà perdu son symbole, Usain Bolt. Ce dernier constituait l’attraction majeure des précédents mondiaux d’athlétisme et permettait de donner un peu plus  de visibilité à cette pléthore de sports. Les choses ne vont pas s’arranger  en France après la copie bien pâle rendue par nos poulains de l’EDF.

Aïe, ça pique !

Un épisode à oublier au plus vite pour le clan français. Seuls deux hommes ont su faire briller le maillot bleu. Pascal Martinot-Lagarde répondit présent en décrochant le bronze lors du 110m haies. Son acolyte, Quentin Bigot fit de même en arrachant l’argent du lancer de marteau. De plus, les bleus n’ont su envoyer que six athlètes en finale. Le plus mauvais total à égalité avec Helsinki en 1983.

Pas besoin de chercher midi à quatorze heures, les raisons sont évidentes. Il n’y a aucune surprise dans ces résultats. L’équipe de France a été à l’image de sa saison. Ceux qui ont été bons durant l’année l’ont été à Doha. Ajouter à cela l’écart générationnel. La génération Barcelone 2010 s’essouffle d’année en année tandis que la suivante n’arrive pas à se faire de place face au niveau grandissant. Djilali Bedrani aura été le seul à améliorer son record personnel. Les champions du monde en titre de Londres, Pierre-Ambroise Bosse, Kevin Mayer et Yohann Diniz n’ont su conserver leur bien. Pas étonnant pour l’un, et abandon pour les deux autres. C’est la neuvième fois que la France quitte les mondiaux sans aucune médaille d’or. Bilan peu concluant pour les Bleus. Ces championnats auront au moins l’heur de réveiller le clan français s’il souhaite faire briller l’écusson dans la capitale nippone d’ici 2020. Il reste peu de temps mais ne perdons pas espoir. Il sera difficile de faire pire.

Le Show de Doha

Ces mondiaux ont, certes, été pollués par les affaires de corruption, d’oubli de l’athlète au profit des pots-de-vins alloués, mais ils ont été d’un excellent niveau sportif. Nous avons eu affaire à un des plus grands championnats du monde d’athlétisme. Si la France n’a pas su répondre au rendez-vous, d’autres ont répondu présent.

En effet, cette compétition, malgré un stade quasiment vide, a accueilli une douzaine des meilleures performances mondiales. Lors du 400m haies féminin, Dalilah Muhammad (USA) s’est envolée et a battu son propre record du monde en s’imposant en 52.16s. Peu de favoris sont passés à côté de l’or. Kevin Mayer étant blessé n’a su préserver son titre. Michael Norman, lui, le champion du monde en titre du 400m, fut éliminé en demies à la surprise générale. Miguel Echevarria (longueur) et Nafissatou Thiam (heptathlon) ont quant à eux, pas su répondre aux attentes.

Ces championnats, côté féminin, ont vu une écrasante domination de Shelly-Ann Fraser (100m et 4 x 100m), marquant les esprits avant les Jeux de Tokyo. D’autres noms ont pu s’exprimer. Rojas au triple saut, Mihambo en longueur et Eid Naser au 400m planaient sur leur petit nuage. Quant à elle, l’éternelle Allyson Felix, a porté son record de médailles d’or à 13 après avoir remporté le 4 x 400m et le 4 x 400m mixte. Record absolu, hommes et femmes confondus.

Beaucoup de choses sont à retenir de ces mondiaux chez les hommes également. La victoire de Niklas Kaul (21ans) lors du décathlon, faisant de lui le plus jeune champion dans la discipline. Ainsi que tout le clan américain, sans aucune surprise, qui a su écraser la concurrence lors des épreuves de sprint. Une équipe bourrée de talent à travers Coleman, Lyles ou encore Norman. Peu de chances qu’une autre nation puisse venir jouer des coudes dans un an. La probabilité de voir le sprint US masculin tout rafler au Japon est à son paroxysme.

Le niveau élevé imposé durant ces dix derniers jours annonce des JO ravissants à regarder.   Le niveau sportif est splendide. Cependant, pour nos coqs, il faudra élever la voix pour se faire entendre. Le destin est entre leurs mains. Il ne reste plus qu’à nos athlètes, vêtus de leur tunique bleue, de faire chavirer le coeur des français, espérant entendre la Marseillaise résonner au sein de Tokyo.

L'auteur : Hugo Bouqueau

Etudiant en science politique, apprenti journaliste, s'inspirant des brillantes analyses de Ricco Blanco de la Plata ( cf Eric Blanc ). Sportime alimente votre molécule du plaisir, et je vous fais prendre votre pied. Faut pas voir petit, il faut voir juste.

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