Accueil / Sports Majeurs / Basketball / Les Dragons slovènes sur le toit de l’Europe

Les Dragons slovènes sur le toit de l’Europe

Luka Doncic et Goran Dragic, la ligne arrière de la sélection slovène

Ce dimanche 17 septembre, suite à une finale sous haute tension, la horde slovène s’est imposée au championnat d’Europe de basket face aux serbes sur le score de 93 à 85. Goran Dragic, le meneur du Heat de Miami, nous a régalé tout au long du tournoi au point de s’offrir le titre de MVP de la compétition et d’amener la Slovénie à la première victoire sur l’échelle internationale de son histoire. Nous avons pu vivre une parenthèse FIBA de pur bonheur autour de la balle orange durant un peu plus de deux semaines avant la reprise toute proche de la NBA. Suite à son dénouement récent, c’est un EuroBasket surprenant que nous allons pouvoir décrypter ! 


Des briques aux tuiles pour les gros 

Si la Slovénie a réalisé un Euro parfait, on ne peut pas en dire autant des favoris de la compétition qu’étaient l’Espagne, la Croatie, la Lituanie voire même nos ptits frenchies. L’Espagne, grandissime favorite aux yeux de bons nombres de spécialistes, s’est faite réduire en cendres par les dragons slovènes en demi-finale, c’est avec vingt points d’écart et une grosse déception que les ibériques sont évincés de la course à la victoire. Troisièmes au classement final, leur leader Pau Gasol peut au moins se targuer d’avoir dépasser Tony Parker en tant que meilleur marqueurs dans l’histoire de l’EuroBasket. La Lituanie a quant à elle été battue en huitième de finale par des grecs inattendus et qui ont étonné par leurs performances sans leur meilleur joueur, le Greak Freak,  Giannis Antetokounmpo mais avec son frère Thanasis qui se positionne en l’une des révélations du début de tournoi. Les lituaniens ont donc déçu au niveau basketballistique tout comme les croates que nous pouvions voir en vrais outsiders derrière l’ogre espagnol. La Croatie et ses NBAers – Bojan Bogdanovic ou Dario Saric, moins en forme que prévu – se sont vus défaits en quart de finale par les russes et leur monstrueux Alexey Shved, meilleur marqueur de la compétition avec 24,3 points de moyenne mais également 5,9 passes décisives.

De plus, comment mentionner les désillusions de cet Euro sans parler de l’Équipe de France, prématurément éliminée en huitième de finale? De Colo devait se placer en leader mais n’a pas pu assurer la succession de TP dès maintenant. Un tournoi de transition pour les bleus qui sont venus avec un bel effectif mais tout de même délaissé de Tony Parker, Florent Pietrus, Mickaël Gelabale – jeunes retraités de la sélection tricolore – mais aussi Rudy Gobert et Nicolas Batum indisponibles pour Vincent Collet. Perdre contre les Allemands directement après être sortis 3e de la poule n’était quand même pas envisageable. Déjà deux défaites dès les phases de groupe, cueillis d’entrée par la Finlande et son tout nouveau joueur NBA, le jeune bull Lauri Markkanen, puis plus logiquement contre la Slovénie, l’avenir s’est vite obscurci en apprenant le potentiel quart contre l’Espagne. Pour cela, il aurait au moins battre les gâchettes d’outre-rhin ! Les Français ont eu beau mener toute la rencontre, ils se sont faits crucifier par les banderilles allemandes en fin de match. C’est donc une réussite insolente dans le dernier quart qui a condamné les bleus malgré les efforts solitaires d’Evan Fournier dans le money-time.

La perfection slovène et les grosses perfs adverses

Le collectif métissé des vainqueurs de l’EuroBasket a clairement marché sur la concurrence ! C’est un collectif garni que nous a présenté la Slovénie avec un américain jouant en Espagne naturalisé slovène – Anthony Randolph – une ligne arrière dans une forme du feu de dieu et des compléments moins connus que des stars NBA mais aussi importants dans la conquête du Graal. La paire d’arrières a régalé tous les amateurs de basket et était clairement le point fort de cette armada. Doncic déjà annoncé comme un futur grand et un top 3 de la prochaine draft NBA, a aisément confirmé tout le bien que nous pouvions entendre sur lui. Il a fait preuve d’une intelligence de jeu rare, surtout à son âge – seulement 18 balais pour ce gamin du Réal Madrid – et a su porter ses responsabilités dans les moments chauds. Quant à Goran Dragic, son compère à l’arrière, il a logiquement fini meilleur joueur du tournoi avec des stats impressionnantes : 22.6 points, 4,4 rebonds et 5,1 passes décisives de moyenne sur l’exercice ! Il a notamment brillé en finale, il nous glorifie de 35 points et 7 rebonds pour ce qui était surement son dernier match avec la sélection.

Goran Dragic (MVP de la compétition) et Luka Doncic, la ligne arrière de la sélection slovène 

Aidés par des joueurs de rôle comme Prezelic, Blazic, Vidmar ou bien Randolph, les deux stars de la sélection ont réussi l’invraisemblable en battant en demies l’équipe aux fratries – les Hernangomez, Gasol & co – puis la Serbie en finale. Les Serbes ont comme toujours été très bons dans ce genre d’évènements, finir deuxièmes la Dragonie doit les satisfaire sachant que Teodosic, Bjelica ou encore Raduljica n’ont pas pu participer à cette campagne. Bogdan Bogdanovic a fait saliver les fans des Kings, lui qui va enfin faire son arrivée dans la Grande Ligue dans la ville de Sacramento a réalisé des matchs de folie pour amener sa sélection en finale. Il a tourné à 20,4 points et 5 passes décisives ce qui fait de lui l’un des meilleurs joueurs du championnat d’Europe aux côtés de Porzingis, Hanga, Schröder, Shved, Markkanen et la doublette Doncic-Dragic tous monstrueux.

Bientôt le retour de la NBA et voir des pensionnaires de la Ligue comme Bodganovic, Dragic ou Porzee déjà briller avec leurs nations n’a fait qu’attiser l’envie de revoir des matchs de basket tous les jours ! Les performances de cet étonnant EuroBasket auront sans doute fait plaisir aux fans de sport en général, maintenant attendons de savoir si les européens en vogue en cette fin d’été animeront autant la saison régulière d’ici un mois ! 

L'auteur : Thomas Rodriguez

Thomas Rodriguez, étudiant en e-sport et gaming, rédacteur chef de sportime.fr, très talentueux et surtout humble !

Jetez un coup d'oeil !

Felipe Massa 2/11/22

Les grandes « clims » du sport : Le jour où le Grand Prix du Brésil s’est délocalisé au Pôle Nord (2 novembre 2008)

Montez dans votre DeLorean. Nous vous embarquons dans un espace-temps où Domenech, sélectionneur, balançait des …

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.